Catégorie : Souvenirs d’inaugurations

Baptême d’une cloche (Fuveau, 13 août 1767)

« L’an mil sept cent soixante sept et le treize du mois d’août sur les dix heures du matin dans l’église paroissiale de ce lieu de Fuveau, selon le pouvoir à nous accordé par Monseigneur notre illustre Archevêque, a été consacrée au nom de la très Sainte Trinité en l’honneur de saint Joseph, par nous prêtre soussigné la cloche placée ensuite à la fenêtre du côté du levant de la Tour du clocher de la dite paroisse ; le parrain ayant été Sr Jean Baptiste Jourdan Consul, et la marraine Demlle Jeanne Vitalis qui ont déclaré ne scavoir écrire de ce enquis. »

[NÉGREL prêtre]

Inauguration de la Place Verminck

Voilà ci-dessous un article paru sur le Petit Marseillais en 1902 et qui relatait avec emphase l’inauguration de cette place, c’est quasiment d’actualité, comprenne qui pourra !

Une carte postale pratiquement contemporaine de l’inauguration. Elle est due à Lacour de Marseille et fait partie d’une série connue. On remarquera que devant l’église, le rocher affleure encore et que les travaux sur la place ne sont pas achevés.

Cours Victor Leydet

Pour les anciens grecs, c’était l’agora, pour nous c’est le cours, centre de la vie du village, place du marché et lieu de rencontre quotidien pour la discussion des événements. Fallait-il que le personnage dont il porte le nom fût quelqu’un d’important ? Voici résumée l’ascension de cette personnalité.
Né à Aix-en-Provence le 3 juillet 1845 dans une famille d’ouvriers, il est placé très jeune chez un commerçant. Autodidacte, il parvient à se créer une situation enviable dans le commerce des huiles. Il a 25 ans en 1870 lorsqu’il est élu conseiller municipal d’Aix. Un an plus tard, il fonde un journal : Le National. En 1876, il est adjoint et le voilà conseiller général du canton de Peyrolles dès 1880 puis député de la première circonscription d’Aix dont fait partie Fuveau en 1881. Il siège à la gauche radicale. Il est sénateur en 1897, Parlementaire influent, membre du comité national consultatif pour les chemins de fer et les Caisses d’épargne, il intervient pour la loi sur la retraite des vieux travailleurs. Aix lui doit la création de la fabrique d’allumettes maintenant bibliothèque Méjanes et le tribunal des prud’hommes. Il eut deux fils avec lesquels on le confond parfois: Edmond conseiller d’arrondissement d’Aix-Nord et Louis, peintre et ami de Niollon.
Cependant, pourquoi notre cours porte-t-il son nom ? Tout simplement parce que c’est lui qui fit adopter la création de la ligne ferroviaire La Barque-Valdonne et corrélativement la construction de la gare de Fuveau. A cette époque cette réalisation à changé la vie des mineurs et cimentiers du village. Son buste de bronze, dû à l’artiste-fondeur local Martin, orne la fontaine du cours Victor Leydet. Cliquez pour voir le télégramme qui a annoncé la ligne de chemin de fer.

Victor Leydet

Lors de sa visite au village, un pantagruélique repas lui fut offert.

Pour mémoire, la photo de l’inauguration de son buste en bronze dans les années 70.

Et voici Victor Leydet portraituré par un Fuvelain : Barthélémy Niollon

Souvenirs d’inaugurations

Inauguration du Monument aux Morts

Monument aux Morts

Un moment précis, émouvant et important de l’histoire du village saisi en deux photos et détaillé dans l’article paru le 31 juillet 1921 dans le journal La Croix de Provence, reproduit ci-dessous. Remarque : les sociétés les plus représentées sur les photos sont la S.S.P.J et le Cercle Philharmonique.

Fuveau-  L’inauguration du Monument aux Morts de la Grande Guerre à eu lieu le 17 juillet.
Le cortège formé dans la Grande rue se rend par le Cours à la place de la Victoire et se compose de diverses sociétés de Fuveau et d’une grande partie de la population.
Dans le monde officiel nous avons remarqué:
Mr le Maire et Mr le Curé, Mr Victorin Vidal, président du Comité, une délégation du Conseil Municipal, Mrs Bergeon, sénateur, Barret, Conseiller général, Bompère, conseiller d’arrondissement et maire de Trets, Boi, maire de Gréasque, Pourquier, châtelain de Château-l’Arc.
La Philharmonique joue pendant le parcours un pas redoublé puis sur la place de la Victoire exécute divers morceaux religieusement écoutés. Divers discours sont prononcés, que nous regrettons de ne pouvoir résumer, par Mr Vidal, Mr le Dr Barthélémy, Mr Gauthier, président des mutilés et par MMrs Bergeon et Barret. C’est au milieu de l’émotion générale que s’achève ce dernier discours.
Le cortège se reforme et se rend au Cercle Philharmonique où un apéritif d’honneur est servi aux membres du Comité et à leurs invités.