Catégorie : Cinéma

Fuveau dans « Le boulanger de Valorgue »

Pendant l’automne 1952, Henri Verneuil réalise « Le boulanger de Valorgue » avec Fernandel. Principalement tournées à Mimet, certaines scènes le sont à Fuveau censé représenter un village italien. Quelques images extraites de ce film avec de nombreux figurants locaux font partie de notre patrimoine et du petit musée virtuel.

Dans la rue du Figuier, juste après le Cercle Saint-Michel. L’immeuble de droite est la maison natale de Barthélémy Niollon.

Fernandel dans la rue du Figuier, juste après le Cercle Saint-Michel
Sous la porte de Bassac

Sous la porte de Bassac, la porte ouverte était celle de l’épicerie Poli.

Devant la porte de Bassac dans l’actuelle rue Barthélémy Niollon avec vue sur  le quartier de La Bégude, la ferme de la Bégude en haut à droite, le quartier du Jas de Bassas et le Pilon du Roy au fond. On voit aussi la gare de Fuveau dans les arbres au centre de l’image. Dans le film Fernandel débarque dans une gare d’Italie, ce n’est pas celle de Fuveau contrairement à des idées reçues mais celle de Simiane.

Toujours rue Barthélémy Niollon en continuant vers la chapelle Saint-Roch, la largeur de la rue est fortement diminuée par le décor d’une fausse treille. Parmi les figurants : René Vincis, Simone Vincis, Paragalo et Noël lou cantaïre.

Sous la fausse treille mais dans l’autre sens. L’enfant qui serre Fernandel est Pépino Tripodi par la suite surnommé Vedette par ses camarades, la grande fille est Marie-Antoinette De Lorenzo.

Arrivée à la campagne avec Fuveau en fond de décor. Le berceau  avait été prété par Cécile Giraud, il a été celui de Michel Giraud.

Toujours à la bastide avec le cheval de Pierre Benoît et en fond les moutons de Pierre Beltrando dit Mesté Péire.

Ici, le passage du troupeau emmené par Pierre Beltrando dit Mesté Pèire.

Un dernier regard sur la bergerie de Pierre Beltrando vue de sa cour. Cette bergerie actuellement transformée en habitation était la dernière construction à droite, sur la route de Châteauneuf, juste avant l’ancienne station d’épuration, presque en face du chemin de Roque Martine. Nous devons préciser que la plus grande partie de cette scène champêtre avait été tournée à la Bastide des Beaumouilles, route de Rousset.

La fille du puisatier (octobre 2014)

Film tourné en 1940  (ne pas confondre avec la version récente), cette œuvre de Pagnol dont une partie, à partir de 1 h 40, se passe à Fuveau a réellement été tournée sur notre commune, précisément près de l’ancien lavoir sur la rive droite du Grand Vallat, près d’une noria visible dans le film. Elle est aujourd’hui détruite et se trouve enfouie sous deux villas récentes. Diverses anecdotes relatives au tournage nous ont été relatées par Médée Agostini ainsi que par Françoise Ozimina. Nous avons pu savoir que toute l’équipe de tournage, acteurs et équipe technique confondus mangeait chez « Madame Alfrédo », l’actuel Bar du Cours. Si dans le film, Raimu porte le nom d’Amoretti, c’était celui de Monsieur Amoretti, pharmacien du village à cette époque qui, comme Pagnol, avait été élève au lycée Thiers à Marseille. De plus Pagnol avait également connu le père de Monsieur Amoretti, rencontré dans les bars du quartier de la Plaine à Marseille.

Du mouron pour les petits oiseaux

Décidément, Fuveau fut un village « cinégénique ». Après Fernandel dans Le boulanger de Valorgue d’Henri Verneuil en 1953, voici Paul Meurisse dans « Du mouron pour les petits oiseaux » de Marcel Carné en 1963. Monsieur Armand, Paul Meurisse, dans sa fuite vers la Cote d’Azur, est coincé par un troupeau de moutons fuvelain !
Le troupeau était celui de Roger Roubaud et le berger que l’on voit de dos était Louis Guasco. Pour l’anecdote, à l’époque, personne n’avait été payé mais au retour à la bergerie, moutons et berger avaient trouvé un gros camion de foin envoyé par les bons soins du réalisateur.
Et pour l’anecdote bis, nous remercions le cinéphile chti et anonyme qui nous a adressé les trois photos ci-dessous. Pour une anecdote ter, le jour du tournage, Henri Verneui, qui était chauve, s’est fait traiter de testo pélado, tête pelée, par le berger qui en avait marre de manier ses moutons pour une caméra.

Sur la bande originale, cette scène est visible à 1h38.