Mon article ne se veut pas publicité gratuite mais au contraire une bien modeste participation à la défense du petit commerçant de Fuveau. j’ai choisi de vous parler d’un qui pour s’être établi dans les années 50 est aujourd’hui l’un des plus anciens du village. Succédant au toujours alerte Paul LAUGIER, il était au départ installé en face de son emplacement actuel contre la cour de la Maison pour Tous et l’on
servait l’essence avec une antique pompe à main qui ferait maintenant la joie d’un collectionneur. A cette activité s’adjoignait un petit atelier de réparations et, détail intéressant, une activité de distillateur de marc dont l’intéressé garde toujours le privilège même s’il ne la pratique plus. Il n’a émigré que plus tard d’une vingtaine de mètres .
Oui, je me sers chez Gassier, pourtant, je compte aussi bien qu’un autre et je n’ignore pas qu’en allant à la grande surface cinq cent mètre à l’ouest je gagnerai
bien dix francs par plein. Seulement voilà, ici on me sert et en plus avec le sourire et quand la pompe marque cent francs et trente cinq centimes, on a l’intelligence d’arrondir au franc inférieur. De plus, il y a toujours du monde dans son bureau pour discuter le coup et là, quel que soit votre bord politique ou religieux, c’est sympa, tout le monde vous dit bonjour ce qui n’est plus toujours le cas dans le village.
Là, si vous voulez connaître les dates des prochains alevinages, qui est mort récemment ou quelle association organise le prochain loto et même tout un tas de secrets qui ne s’écrivent pas, aucun problème. Voilà pourquoi quand je redémarre, j’ai encore l’impression de devoir quelque chose et j’y reviens avec plaisir.

Source : Lou Troumpetaire N° 38 Juillet Aout 1989

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