Dans les années 20, avoir un enfant sans père était une faute grave que la communauté villageoise ne pardonnait pas. Cette mésaventure était arrivée à Rose TAMPOU, ce n’était pas son nom, mais le surnom de certains membres de la famille de sa mère. Vers le cinquième mois, elle quitta le village pour aller finir ses couches on ne sait où. On dit qu’elle mit au monde un rejeton des plus malingres qui ne vécùt pas. Revenue à Fuveau, à tous ceux qui évoquaient la question, elle apportait une invariable réponse. « Peuchère, il était tellement petit que ça compte pas ».

Pour une fille Fabre, dont les lignées sont nombreuses à Fuveau, elle s’était mise « à la colle » avec un veuf gardannais bien plus âgé qu’elle lorsque le problème survint. Réaction identique à la précédente, ils quittèrent le village pour revenir quelques mois plus tard. Ils furent soupçonnés d’avoir enterré l’enfant dans une vigne du quartier de Masse qu’elle tenait de famille… les rumeurs vont bon train mais le mystère perdure, il y a plus que prescription.

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