Quand aurons-nous, une rue, des escaliers ou une salle Vincent Flo ?

Oui, ça y est ! C’est fait !  La partie de la D46 qui en dépit de toutes les constructions qui la bordent  n’avait pas de nom et que les vieux autochtones appelaient le « Tour des Frères » est depuis mars 2019 l’avenue Vincent Flo. Il était temps. Une petite cérémonie d’inauguration eût peut-être été de rigueur mais le principal est acquis. Bonheur pour le facteur, les riverains auront un numéro!

Voici le plus célèbre des disciples de Thalie fuvelain. Homme de théâtre connu dans l’entre-deux-guerres, époque qui l’a mené sur toutes les planches de l’hexagone, en particulier avec Marcel Merkes et Paulette Merval, il a  vu sa carrière brisée par l’occupation. Charles Faure-Vincent dit Vincent Flo est revenu dans son village avec une passion intacte qui l’a poussé quasiment jusqu’à la fin de ses jours à monter des pièces, écrire des poèmes toujours dans un genre comique et remettre en selle la Pastorale en utilisant le plus souvent les structures du cercle Saint-Michel, seule  salle de théâtre du village à l’époque. 

En tenue de scène dans « Comme la lune ».

Ici avec le populaire Zè Vottero sur la scène du cercle Saint-Michel.

En 1947, il écrit Hyppolite et compagnie, une opérette qui sera jouée 10 fois entre juin et septembre de la même année à Saint-Savournin, Fuveau, Trets, Auriol, Gréasque, Mimet, Les Milles, Rousset et deux ans plus tard au théâtre d’Aix et à la salle Mazenod à Marseille. Succès ensuite avec Réséda, Le gang des trottinettes noires en 1950, Comme la lune en 51, Les tribulations de Cabasson en 1952, Les Bijoux de l’abbé Grégoire en 54 et Feux Fu-Fu début 55. Il monte l’opérette Les Cloches de Corneville au printemps 55 mais, pour des problèmes de « droits » celle-ci ne put se jouer, par dépit, il montera un pastiche : Les cornes de Clocheville.

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