
Les Fuvelains il y a 100 ans
Une petite centaine de plaques photographiques « instantanées » en verre au gélatino-bomure d’argent, format 9×12 ou 6,5×9 et fabriquées par Lumière & Jougla à Joinville ou par Lumière & Fils à Lyon, dormaient dans une cave. Elles avaient été « exposées » par E. Rabasse (dont, curieusement, ce sont les seules photos connues) au début de la Guerre de 1914 pendant une période vraisemblablement assez courte. Ce sont les photos de Mimi Rabasse, qui a eu 100 ans en 2012 et de son frère Jean, plus jeune de 2 ans, qui pour l’instant permettent de les dater. Les plaques n’étaient accompagnées d’aucun tirage, ceux-ci ayant probablement été remis aux personnes ayant posé pour la photographie. Les sujets ne sont pas identifiés, mais la comparaison avec de vieux tirages jaunis conservés par les familles permettra peut-être quelques identifications. Les deux petits fils d’ E. Rabasse, J-M Rabasse et D.P. Moustier, ont fait scanner ces négatifs. Photo Hoss à Antibes s’est chargé de ce travail avec beaucoup de compétence et de gentillesse. On a alors découvert la « galerie des portraits des Fuvelains il y a un siècle », qui vous est présentée ici.
« Monsieur Rabasse »
Voici l’autoportrait du photographe. Directeur de l’Ecole libre de Garçons (actuellement « Maison pour Tous ») pendant plusieurs décennies, il dirigeait le rez-de-chaussée du bâtiment. Sa voix de stentor traversait les murs de sa classe et terrorisait les galopins.

Dans ce groupe de femmes, peut-être reconnaîtrez-vous votre bisaïeule ? Le lieu où a été prise la photo est intéressant, actuellement il correspondrait au pied des escaliers qui sont derrière la Maison pour tous. Derrière le groupe, c’est c’étaient tout simplement les urinoirs de l’école Sainte-Barbe. Ils ont été détruit lors de la transformation des locaux de l’école en Maison pour tous en 1978.
L’air que vous entendez est celui de la « Bourgado escarido » extrait de la Pastorale Maurel. Il évoque Bethléem, bourgade pauvre.