Devant la prolifération des constructions le long du chemin de Masse, il est devenu indispensable de créer de nouveaux noms de voies et cette tâche a été réalisée avec goût. L’impasse de la Taize, le chemin des Clapiers méritent une explication intéréssante.

La teso, c’est la résine en provençal et cela peut nous mener sur une fausse piste, celle des résiniers qui sévissaient aussi dans ce quartier. Le dernier résinier de Fuveau était Monsieur Pougnasse, il travaillait avec un Négrélien, Monsieur Tauziat dont l’épouse tenait le café de Chateauneuf-le-Rouge.

Il nous faut rapprocher le mot du verbe provençal tésa, tendre. Une taize était en fait une tenderie, filet destiné à capturer les oiseau dans les passages encaissés ce qui est le cas ici. Nous avons eu confirmation de cette hypothèse à La-Fare-les-Oliviers où l’on trouve le chemin des Taizes, une voie aussi encaissée qui descend vers l’Arc. Et pourquoi un ruisseau où une rue ne porterait pas le nom d’un piège ? Quand on pense qu’à Luynes on trouve le quartier du Quatre-de-Chiffre !

Pour mieux situer ce ruisseau de la Taize, c’est celui qui passe sous le petit pont en bas de l’avenue Alexandre Philip et termine, maintenant souterrainement sa course au niveau du terrain de basket juste en amont de la source de Trente-Gouttes.

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