Nous avons tenu à faire figurer parmi les personnages qui ont marqué le village, le seul Fuvelain qui ait pris le maquis durant la période de l’occupation, c’est Louis Pécol. Envoyé d’office en camp de jeunesse à l’âge de vingt ans, d’abord dans le Jura puis à Gonfaron dans le Var, il a été embarqué d’office dans un train à destination de l’Allemagne. Sentant le danger, il a sauté de celui-ci à l’occasion d’un arrêt à Lyon pour prendre le maquis en compagnie de deux camarades du coté de La Lance, Nyons et La-Motte-Chalençon dans la Drôme provençale et le Vercors. Il y passera quatorze mois sous le nom de Roméo (son deuxième prénom) Vernet (nom d’un cousin) soi-disant né à Luynes et domicilié à Bourdeau. À son retour, après la libération, Fuveau et son maire, Alexandre Philip, ont su dignement l’accueillir et il a repris sa vie de mineur. Il s’est éteint le 29 janvier 2005.
Le sous-lieutenant Dufour dit le capitaine Paris a conté les faits d’armes de ce maquis dans un livre intitulé Mémoires de l’ombre aux éditions Scriba de l’Isle-sur-la-Sorgue en mai 1989.
Un certificat particulièrement intéressant relate les actions héroïques de notre compatriote de La Barque.

Ces faits n’enlèvent rien au mérite d’autres héros maquisards Fuvelains : Raymond Mattio, Marcel Giusti et Maurice Digne qui ont passé quelque temps au maquis de la Sine sur la commune de Vauvenargues en 1944.

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