Petit rappel historique
C’est à l’initiative de Louis XV qu’est levée la première carte géométrique du royaume de France. César François Cassini de Thury, dit Cassini III, est chargé de réaliser ce travail à l’échelle d’une ligne pour cent toises. Les levées commencent en 1760 et se terminent en 1789. La carte dite de Cassini ne sera publiée qu’en 1815 et servira de référence aux cartographes des principales nations européennes au début du dix-neuvième siècle.

Commentaires
On pourrait en faire à la pelle. On remarquera que La Barque est appelée Veuve Long, nos Beaumouilles étaient Baumouilles. Pour « La guinguette » à la sortie du village, sur la route de Belcodène, il s’agit de l’immeuble 1 rue Kléber, et l’auberge au niveau de l’ancien croisement RN96 et route de Gréasque, actuelle maison Robin, sont peut-être les deux établissements qui nous ont valu le proverbe peu amène : « Fuvéu, pitchoun villagi, gran bordéu ». Les Garreas sont devenus Garrias et les Rives Hautes portent le nom en provençal donné par les autochtones : Ribes Hautes par contre et c’est surprenant, Bramefain s’est provençalisé avec l’actuel Bramefan. On remarquera trois églises ou chapelles hormis Saint-Jean-de-Mélissane au bord de l’Arc, pour le village, la plus septentrionale est l’église paroissiale Saint-Michel, au milieu le ND indique Notre-Dame-de-Nazareth, ancien prieuré détruit vers 1809 se situant « dans la campagne » au début de l’actuelle rue des Joyeux, la plus au sud étant l’actuelle chapelle Saint-Michel toujours en place.
A peine plus récent que la carte de Cassini, le cadastre dit de Napoléon établi dans le premier tiers du dix-neuvième siècle donne des indications particulièrement intéressantes. On peut le consulter en cliquant ICI