Ci-dessus, la Porte de Bassac coté sud, du nom du sire de Bassac, avocat aixois, peu apprécié de la communauté villageoise, l’une des anciennes ouvertures parmi les mieux conservées et entretenues du village. Située rue Barthélémy Niollon, l’endroit n’a pas beaucoup changé hormis la rénovation. C’est la seule ouverture dans les anciens remparts du village qui soit d’époque, les autres, ouverture Nord (dite porte de Lenglet) et ouverture ouest rue Nationale(dite porte Basse) ont été aménagées au cours du dix-neuvième siècle pour faciliter les accès aux vieux quartiers. Elle n’était cependant pas l’entrée principale car son intérieur en chicane ne permettait pas le passage de charrois, la principale étant la porte Mounet-Miou ou Fabre à l’est aujourd’hui insérée dans un immeuble de la rue Rondet) La porte de Bassac était auparavant nommée porte Barbière. De là on pouvait apercevoir le domaine et surtout le Jas, la bergerie, du susnommé Bassac. Par la suite, Bassac s’est transformé en Bassas d’ou le nom du chemin du Jas de Bassas qui s’enfonce dans la colline à partir du rond-point de l’Europe. Niollon est né dans l’immeuble central de la photo, coté nord, une plaque en perpétue le souvenir.
La porte de Bassac par Milon
La porte de Bassac par Milon

Retrouvé récemment dans une vente aux enchères, voici un tableau intitulé « Ancienne porte à Fuveau » peint en 1925 par Joseph Milon, un petit maître aixois qui a pu connaître Niollon. Un curieux hasard fait que la maison natale de ce dernier est adossée à la porte de Bassac.
Outre son intérêt pictural et artistique, cette œuvre nous confirme la présence en ce lieu d’une fontaine, l’une des trois premières du village. Les autres se situaient l’une Place Verminck et la deuxième rue Nationale.
Cette œuvre a été acquise en 2011 par la municipalité de Fuveau.