Une modeste artère qui ne serait pas dans les plus connues si elle ne se situait pas juste à l’aplomb de la chapelle Saint-Michel et surtout si elle ne portait pas ce patronyme original surtout dans notre région. C’était en fait le surnom de Coulomb, héros de l’anecdote ci-dessous car, comme garde champêtre, il n’hésitait pas à faire régulièrement des rondes de nuit comme en avaient l’habitude les célèbres Chouans de Vendée.

Coulomb, le Chouan


Nous sommes en 1931, Fuveau est à la veille d’une terrible épidémie de typhoïde et le nouveau maire, Théophile Coulomb, comme mû par un pressentiment prend un arrêté draconien en ce qui concerne le lavage du linge et c’est au garde champêtre qu’incombe la charge de sa stricte observation. Ce dernier qui vient d’être embauché en lieu et place de Léon Deleuil, révoqué, se nomme Léon Coulomb plus connu au village sous le sobriquet du Chouan. C’était un dur et pour donner l’exemple, il n’hésite pas à verbaliser son épouse qui lavait des serpillières à la fontaine de la rue du Château Vert !
Cette histoire légère s’inscrit dans une période grave de la mémoire locale au cours de laquelle le dévouement du Docteur Defaix fut entier. Les détails de cette épidémie ont été publiés sur le journal paroissial dans les années 90 avec un maximum de précisions, c’est Auguste Honorat qui a effectué ce minutieux travail de recherches en particulier auprès des 12 familles qui ont perdu un des leurs.

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