(Histoire macabre fuvelaine)

Le cheval qui tirait le tombereau pour le rammassage des ordures ménagères, tirait aussi le corbillard qui accompagnait les Fuvelains à leur dernière demeure.
Le responsable du convoi dans les deux sens était le même homme.
Dans le premier cas, chaque jour l’attelage s’arrêtait quelques instants
devant le bar des Joyeux . . . pour permettre au cocher d’étancher sa soif.
Dans le deuxième cas, le cheval, habitué à cet arrêt journalier avait tendance à vouloir faire halte au même endroit. L’ animal n’avait pas le sens des nuances. Il fallait donc que le cocher l’active pour éviter que tout le monde en rit. Ce qu’il y a de certain, c’est que tous les fuvelains à chaque enterrement attendaient cet instant pour en rire sous cape.

Source Lou Troumpetaire N°4 11/1982 Page 12

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