Pour les anciens grecs, c’était l’agora, pour nous c’est le cours, centre de la vie du village, place du marché et lieu de rencontre quotidien pour la discussion des événements. Fallait-il que le personnage dont il porte le nom fût quelqu’un d’important ? Voici résumée l’ascension de cette personnalité.
Né à Aix-en-Provence le 3 juillet 1845 dans une famille d’ouvriers, il est placé très jeune chez un commerçant. Autodidacte, il parvient à se créer une situation enviable dans le commerce des huiles. Il a 25 ans en 1870 lorsqu’il est élu conseiller municipal d’Aix. Un an plus tard, il fonde un journal : Le National. En 1876, il est adjoint et le voilà conseiller général du canton de Peyrolles dès 1880 puis député de la première circonscription d’Aix dont fait partie Fuveau en 1881. Il siège à la gauche radicale. Il est sénateur en 1897, Parlementaire influent, membre du comité national consultatif pour les chemins de fer et les Caisses d’épargne, il intervient pour la loi sur la retraite des vieux travailleurs. Aix lui doit la création de la fabrique d’allumettes maintenant bibliothèque Méjanes et le tribunal des prud’hommes. Il eut deux fils avec lesquels on le confond parfois: Edmond conseiller d’arrondissement d’Aix-Nord et Louis, peintre et ami de Niollon.
Cependant, pourquoi notre cours porte-t-il son nom ? Tout simplement parce que c’est lui qui fit adopter la création de la ligne ferroviaire La Barque-Valdonne et corrélativement la construction de la gare de Fuveau. A cette époque cette réalisation à changé la vie des mineurs et cimentiers du village. Son buste de bronze, dû à l’artiste-fondeur local Martin, orne la fontaine du cours Victor Leydet. Cliquez pour voir le télégramme qui a annoncé la ligne de chemin de fer.

Victor Leydet
Lors de sa visite au village, un pantagruélique repas lui fut offert.



Pour mémoire, la photo de l’inauguration de son buste en bronze dans les années 70.

Et voici Victor Leydet portraituré par un Fuvelain : Barthélémy Niollon